Passage en force

Passage en force
Fébrile, conscient de la réprobation de l'opinion publique, craignant les mobilisations, le gouvernement ressort sa vieille méthode : le passage en force.

L'examen par l'Assemblée nationale du projet de loi comportant le Contrat Première Embauche a été avancé au mardi 31 janvier, avant la date initialement prévue.

A Matignon on s'arrange bien avec la démocratie, le projet de loi passera en urgence pour éviter toute irruption citoyenne et tout débat. En préparant son sale coup, Villepin endosse l'habit de Sarkozy pour entonner « Circuler, je précarise et il n'y a rien à voir !».

Avec cette méthode des plus détestables, le gouvernement empoisonne un peu plus la politique et la démocratie déjà gravement malades. Notre époque n'a pas besoin de cela.

Le gouvernement veut aller vite pour appliquer coûte que coûte le projet cher au MEDEF. La précarisation à outrance induite par le CPE renforcerait le rapport de force en faveur des employeurs, ouvrant la voie à de futures mesures libérales de grande ampleur.

Avec le projet de CPE, avec ses méthodes, le gouvernement vient de franchir la ligne jaune.

Les jeunes, organisés ou pas sont appelés par tous les moyens légaux, à résister, à se mobiliser jusqu'au retrait complet du projet de CPE.

# Posted on Wednesday, 22 March 2006 at 6:59 AM

Edited on Wednesday, 22 March 2006 at 11:33 AM

Faire avaler la pillule

Le Premier Ministre Villepin fait une déclaration le samedi dénonçant la « bataille idéologique » des organisations de jeunesse contre le CPE. Trois jour plus tard, le même Villepin donne aux préfets ses ordres pour faire passer la pilule du CPE : « Vous devez expliquer ces mesures aux Français et en particulier aux jeunes ». Il demande de "multiplier les contacts dans les universités, les lycées professionnels et les centres de formation" et de faire appel aux médias locaux.

Craignant que la mobilisation des jeunes s'amplifie contre le CPE, Villepin lance une bataille idéologique de grande ampleur. Non content de demander à ses préfets, aux universités, aux lycées et aux médias locaux de relayer la bataille, il en rajoute en stigmatisant une fois de plus les personnes privées d'emploi.
Il insinue ainsi que la bataille pour l'emploi pourra être gagné en appliquant le CPE et en s'attaquant aux chômeurs-fraudeurs, ce qui laisse supposer que ces derniers seraient nombreux et représenteraient une des causes expliquant le fort taux de chômage.

Ces procédés sont indignes, insultant pour les personnes privées d'emploi. Les salariés, les jeunes ne tomberont pas dans les pièges de la bataille idéologique du gouvernement, fussent-ils relayés par les préfets et consorts.

La meilleure réponse face au comportement du premier Ministre, est de permettre aux jeunes de prendre connaissance des dispositions contenues dans le plan prétendument « pour l'emploi » et dans le CPE.

Il va falloir à ce sujet compter avec les organisations de jeunesse et syndicales. Ces acteurs citoyens, parmi eux le Mouvement Jeunes Communistes, le feront à leur manière, loin de l'esprit de division et du populisme qui règne au gouvernement.
Faire avaler la pillule

# Posted on Wednesday, 22 March 2006 at 6:56 AM

Edited on Wednesday, 22 March 2006 at 11:34 AM

De qui se moque t'il ?

De qui se moque t'il ?
Répondant à l�annonce de futures mobilisations de la part des organisations de jeunesse contre le Contrat Première Embauche, le Premier Ministre Villepin dit refuser une « bataille idéologique » sur l�emploi. De qui se moque t-il ?

Il agite cet épouvantail pour mieux faire oublier le caractère pour le coup idéologique du CPE. Ce nouveau contrat fait partie d�un vaste projet de société libérale impulsé par le MEDEF, visant à utiliser les jeunes comme outil de précarisation de toute la société, et faire voler en éclat le CDI.


En réalité le gouvernement ne lutte pas contre le sous emploi, il se sert du prétexte du chômage pour casser un peu plus les ultimes protections des salariés.

La précarité et la baisse du coût du travail, utilisées depuis plus de 20 ans, ont fait définitivement la preuve de leur inefficacité sociale et économique. L�expérience des CNE depuis septembre est révélatrice : 2 contrats sur 3 se sont substitués aux contrats à durée indéterminée et déjà plus de 28000 CNE ont été interrompus.

Le Premier Ministre essaie d�accréditer l�idée que s�opposer au CPE revient à freiner « la lutte contre le chômage ». La ficelle est un peu grosse, et les citoyens ne se trompent pas. Selon un sondage IFOP, 53% des français estiment que le CPE « va accroître la précarité chez les jeunes ». Pour Villepin qui essayait de faire croire à un consensus sur le CPE, c�est déjà raté.

# Posted on Wednesday, 22 March 2006 at 6:54 AM

Edited on Wednesday, 22 March 2006 at 11:34 AM

Jeune aujourd'hui

Jeune aujourd'hui
Jeunes aujourd�hui, retraités demain� Les jeunes sont les premiers concernés par le maintien des retraites comme garant de la cohésion nationale basée sur la solidarité entre les générations, parce que c�est à eux que s�appliquera directement cette réforme.

En effet, le MEDEF et le gouvernement dramatisent la situation de financement des retraites. En réalité, il s�agit de remettre en cause un acquis social fondamental. Pour nous, ces reformes aboutiraient à :
� Un allongement des durées de cotisation
� Une baisse du niveau des pensions (une moyenne de plus de 20 %) et donc du niveau de vie (pénalisation par un système de décote qui précarise une fois de plus la condition des femmes dans le monde du travail)
� Un départ à la retraite au-delà de 60 ans pour de nombreuses personnes
� L�instauration d�un système financier par capitalisation

Si la réforme Raffarin aboutissait, ce serait catastrophique pour l�ensemble des salariés. D�autres choix sont possibles, a contrario de ce projet inacceptable, nous sommes porteurs d�une réforme intégrant :

Ø Un système de retraites uniquement par répartition
Ø Une retraite à 60 ans à taux plein. Le taux de remplacement doit correspondre à 75% et être basé sur les 10 dernières années avec un minimum de 100% du SMIC.
Ø Le calcul des retraites doit prendre en compte le critère de pénibilité, et ainsi permettre aux personnes exerçant des métiers difficiles de partir plus tôt en retraite.
Ø Les années d�étude, de formation, d�apprentissage et de stage doivent être validées afin de ne pas défavoriser les étudiants et de permettre de se former tout au long de la vie. De la même façon, nous exigeons la validation de toutes les périodes d�inactivité forcée (chômage non indemnisé, RMI, etc.).
Ø Une répartition des richesses créées par le monde du travail en faveur du monde du travail. En clair, il s�agit de prendre sur les bénéfices des entreprises et d�élargir l�assiette de la cotisation employeur pour financer la protection sociale, dont la retraite est une des branches.

Nos ambitions sociales ne seront réalisables qu�avec une réforme du mode de financement en lien avec une politique de plein emploi stable, correctement rémunéré, avec amélioration des conditions de travail.

Les jeunes doivent être les premiers à se mobiliser pour ces luttes et nous appelons tous les jeunes à se mettre en grève et à manifester massivement lors des différentes mobilisations à venir.

# Posted on Wednesday, 22 March 2006 at 6:52 AM

Edited on Wednesday, 22 March 2006 at 11:35 AM