Andrézieux-Bouthéon : la mobilisation se poursuit au lycée François-Mauriac
Pour la deuxième journée consécutive, une partie des élèves du lycée François-Mauriac a procédé au blocage des accès de l'établissement, affirmant ainsi leur refus du contrat première embauche (CPE).
Dès 7 heures du matin, une dizaine de lycéens s'est retrouvée devant les portes du bâtiment scolaire afin de les bloquer avec chaînes et poubelles. En vain Toutefois, le début des cours approchant, le petit groupe mettait en place une chaîne humaine, obligeant les nouveaux arrivants à rester sur le parking de l'établissement. Une assemblée générale était alors organisée, à l'issue de laquelle les lycéens votaient la poursuite du mouvement et du blocage de l'établissement. Seulement une petite poignée d'élèves a pu accéder à l'intérieur du lycée et assister aux cours.
Un proviseur
« soucieux de la sécurité des biens et des personnes »
Cependant, il est difficile de connaître le nombre exact de personnes mobilisées, car, comme l'a souligné le proviseur de l'établissement, Claude Rebaud, « les élèves arrivés en car - c'est à dire une grosse majorité - ont été obligés d'assister à l'assemblée générale, du fait que les accès à l'établissement étaient bloqués. Et à l'issue du vote, nombre d'entre eux n'ont eu d'autre solution que de regagner leur domicile. Cet après-midi (Ndlr : hier), les lycéens qui faisaient barrage étaient
au nombre de cent cinquante environ, sur les mille sept cent cinquante que compte le lycée ». Le proviseur a rencontré à plusieurs reprises les manifestants - qu'il juge
« très pacifistes » - afin de leur dire qu'il était « soucieux de la sécurité des biens et des personnes » mais qu'il était « opposé au blocage, car c'est une entrave à la liberté des personnes ». Et M. Rebaud de préciser : « Aujourd'hui (Ndlr : hier), on a fait le choix de ne pas débloquer les accès du lycée de force. Cela aurait eu un aspect trop négatif ».
Hier soir, les lycéens anti-CPE de François-Mauriac annonçaient qu'ils tiendraient une nouvelle assemblée générale ce mercredi matin, afin de savoir si le mouvement était reconduit. Pour sa part, Claude Rebaud affirmait : « Demain (Ndlr : aujourd'hui), je vais garder la même attitude ».